Mis à jour le 22 octobre 2026L'équipe éditoriale, Rédaction
Fonctionnement d’un scanner

Un scanner paraît simple : on pose une feuille, on appuie, une image apparaît à l’écran. Derrière ce geste, pourtant, plusieurs choix techniques séparent deux appareils d’apparence identique, et ils pèsent sur la netteté comme sur le poids du fichier obtenu. Savoir comment fonctionne un scanner aide à régler la bonne résolution, à comprendre les sigles des fiches produit et à éviter de numériser trop lourd. Nous détaillons ici la lumière, le capteur, les types d’appareils, les dpi, la couleur et la reconnaissance de texte.
Comprendre comment fonctionne un scanner, c’est suivre le trajet de la lumière : une lampe éclaire le document, un capteur reçoit ce qui revient, et l’appareil en tire une image numérisée. Tout le reste, qu’il s’agisse du type d’appareil, de la résolution ou du mode de couleur, vient se greffer sur ce principe.
La différence entre deux scanners à plat tient surtout à la manière dont la lumière rejoint le capteur. Dans la technologie CCD, la lumière émise par la lampe sur la cible est renvoyée par des lentilles et des miroirs vers le capteur. Dans la technologie CIS, le capteur se trouve directement au niveau de la source de lumière, sans ce détour optique.
Une fois la page lue, le logiciel du scanner propose des réglages. Dans les paramètres avancés d’un scanner Canon, on peut par exemple consulter un histogramme, c’est-à-dire un graphique présentant la répartition de la luminosité d’une image. Il aide à repérer une numérisation trop sombre ou trop claire avant de l’enregistrer.
Dans les scanners à plat, deux technologies sont utilisées en masse, le CCD et le CIS. Pour comprendre comment fonctionne un scanner, ce choix compte : il donne des appareils très différents dans leur épaisseur, leur alimentation et leur usage.
Le CCD utilise un capteur de ce type avec un système de miroir. Il offre une bonne qualité d’image et permet surtout de numériser des objets avec un peu de relief, car il dispose d’une petite profondeur de champ. En contrepartie, il coûte plus cher, consomme un peu plus puisque ces scanners doivent être alimentés, et l’appareil reste assez épais pour intégrer le mécanisme.
Le CIS donne de moins bons résultats dans certains cas et ne dispose d’aucune profondeur de champ. Il permet en revanche de fabriquer des scanners fins, alimentés en USB et peu onéreux. La majorité des imprimantes multifonctions et des scanners à plat d’entrée de gamme utilise un capteur de ce type. Si votre besoin est surtout de numériser des documents à côté d’une imprimante, notre sélection d’imprimantes laser multifonctions avec scanner vous montre des appareils qui réunissent les deux fonctions.
Le didacticiel d’imagerie numérique de l’université Cornell, disponible en français, distingue plusieurs familles. Chacune répond à un usage précis plutôt qu’à un niveau de gamme, et la façon dont fonctionne un scanner varie d’une famille à l’autre. Pour savoir comment fonctionne un scanner selon son type, il faut d’abord les distinguer.
Le scanner à plat est le type de scanner le plus connu et le plus répandu : on pose le document sur une vitre, et le capteur la parcourt. C’est lui qu’on retrouve dans la plupart des multifonctions de bureau, avec un capteur CIS ou CCD selon les cas.
Le scanner à défilement fonctionne à l’inverse : c’est la feuille qui passe devant le capteur. Les scanners à défilement reposent sur une technologie de base voisine de celle des autres familles. Ce principe correspond bien aux piles de documents, et le chargeur automatique des multifonctions en reprend l’idée. Dans les réglages d’un appareil Canon, lorsque des documents sont placés dans le chargeur, la résolution maximale est de 300 dpi, alors que la vitre permet d’aller plus haut.
Deux autres familles sont plus spécialisées. Les scanners à tambour offrent la résolution la plus élevée, et les scanners à diapos sont utilisés pour numériser des bibliothèques de diapositives. Un scanner à pellicule annonce lui aussi sa précision en dpi, un chiffre qu’il faut interpréter avec prudence, comme on le voit plus bas.
La résolution s’exprime en dpi, pour « dots per inch », que l’on traduit en français par points par pouce. Plus il y a de points sur la même surface, plus la définition de l’image est bonne. Le manuel d’utilisation de Canon donne la règle générale : sélectionnez la résolution qui convient le plus à l’usage que vous souhaitez faire de l’image, et définissez-la au strict minimum selon l’usage prévu.
Le guide d’utilisation d’Epson relie chaque usage à une valeur :
| Usage de l’image numérisée | Résolution conseillée |
|---|---|
| Impression, conversion en texte modifiable par reconnaissance optique des caractères | 300 dpi |
| Télécopie | 200 dpi |
| Courrier électronique, Internet, affichage à l’écran uniquement | 96 à 150 dpi |
Canon va dans le même sens : 75 dpi suffisent pour afficher une image numérisée sur un ordinateur, tandis que 300 dpi permettent l’impression ou la création d’un fichier PDF autorisant les recherches.
Cette résolution doit aussi tenir compte d’un agrandissement prévu. Le guide d’Epson donne un exemple : si la résolution est de 300 dpi et que vous augmentez la taille de l’image de 200 % dans un programme de retouche, sélectionnez 600 dpi dans le logiciel de numérisation. La consigne tient en une phrase : augmentez la résolution de manière conforme à l’agrandissement appliqué à l’image. Dans le mode professionnel d’Epson, la résolution se choisit à tout moment.
Après la lecture optique, comment fonctionne un scanner pour la couleur ? Le réglage décide de ce que l’image conserve. La profondeur de couleur, mesurée en bits par pixel, indique le nombre de nuances de couleurs présentes sur une image. Un codage sur 8 bits « pèse » 1 octet ; comme il y a trois couleurs, il faut trois octets pour coder la couleur d’un pixel. Passer de 8 à 16 bits offre un nombre de couleurs gigantesque.
Les logiciels de scanners proposent des modes simples. Chez Epson, la couleur sur 24 bits convient à une photo couleur, les niveaux de gris sur 8 bits à une photo en noir et blanc comportant quelques nuances de gris, et le mode noir et blanc à un document contenant du texte ou un dessin au trait imprimé en noir. Avec le mode texte de Canon, le document est numérisé sous forme d’une image en noir et blanc optimisée pour le traitement par le logiciel de reconnaissance optique de caractères.
L’OCR est la technologie qui permet de transformer des images contenant du texte en fichiers numériques modifiables et consultables. Le logiciel commence par un prétraitement : correction de l’orientation, augmentation du contraste, suppression du bruit visuel ou des imperfections liées à la numérisation. Le système identifie ensuite les paragraphes, les lignes, les mots, puis les caractères individuellement. Lors de la reconnaissance, chaque caractère détecté est comparé à une base de données de formes et de modèles connus, afin d’identifier les lettres, chiffres et symboles correspondants.
Pour les tirages papier, nos conseils pratiques sont dans scanner une photo.
Si vous doublez la résolution de sortie, la taille du fichier image est multipliée par 4, selon la documentation de Canon. Un réglage plus fin que nécessaire alourdit donc le fichier sans bénéfice pour l’usage visé.
Il faut se méfier : certains constructeurs annoncent des dpi bien supérieurs à ceux dont dispose le capteur de l’appareil. Ces points sont rajoutés en post-traitement par la machine. Le chiffre qui compte est donc celui du capteur lui-même.
Utiliser une profondeur de couleur supérieure au JPEG ne peut se faire que dans des formats comme le TIFF, le PSD ou quelques formats propriétaires. Si vous visez 16 bits par couleur, il faut donc enregistrer dans l’un d’eux.
Le mode noir et blanc convient à un document contenant du texte ou un dessin au trait imprimé en noir, d’après le guide d’Epson. Si le fichier doit passer par la reconnaissance de caractères, un mode noir et blanc optimisé pour l’OCR existe chez Canon.
Les scanners à tambour offrent la résolution la plus élevée de toutes les familles décrites par l’université Cornell. Les scanners à plat restent les plus connus et les plus répandus.
La densité, c’est la plage de couleurs pouvant être captée entre le noir et le blanc. Elle s’ajoute au nombre de dpi dans la fiche d’un scanner à pellicule.