Mis à jour le 12 octobre 2026L'équipe éditoriale, Rédaction
Imprimante laser

Un tirage papier jaunit, se corne, se couvre de fines poussières, et la numérisation fige son état du moment. Pourtant, scanner une photo ne donne pas toujours le résultat espéré : fichier flou, couleurs ternes, rayures visibles, poids démesuré. Entre la vitre d’un scanner, l’appareil photo d’un téléphone et une poignée de réglages au nom technique, les écarts de qualité tiennent à peu de choses. Nous détaillons le matériel, les réglages de résolution et de format, puis les gestes de préparation.
Scanner une photo consiste à convertir un tirage en fichier image, et la vitre d’un scanner à plat reste le support le plus simple pour y parvenir. Le manuel d’utilisation de Canon donne le geste de base : l’original se place face vers le bas sur la vitre d’exposition, son bord supérieur aligné sur le bord arrière de la vitre, au niveau de la flèche située dans l’angle supérieur gauche. Ce repère garantit que l’image reste droite et que rien n’est coupé à la numérisation.
Dans le logiciel du constructeur, la même démarche se retrouve d’une marque à l’autre : choisir la vitre comme source, lancer un aperçu, cadrer la zone utile, puis régler résolution et format avant de valider. Le cadrage compte autant que les réglages, car une zone trop large embarque des marges inutiles et alourdit le fichier.
Les modèles multifonctions, qui réunissent impression, copie et numérisation, couvrent ce besoin sans second appareil. Pour qui s’équipe, notre sélection d’imprimantes laser compare des multifonctions de toutes tailles, avec les critères à regarder avant d’acheter, dont les fonctions de numérisation.
La résolution s’exprime en points par pouce (ppp) et détermine le niveau de détail conservé. Le guide d’utilisation d’Epson associe chaque usage à une valeur :
| Usage de l’image | Résolution conseillée |
|---|---|
| Affichage à l’écran, courriel, mise en ligne | 96 à 150 ppp |
| Télécopie | 200 ppp |
| Impression ou conversion en texte modifiable | 300 ppp |
Le même guide précise qu’un agrandissement impose d’augmenter la résolution dans la même proportion. Exemple donné : une image réglée à 300 ppp que l’on veut agrandir de 200 % demande 600 ppp au moment de la numérisation. Un réglage trop bas ne se rattrape pas ensuite, puisque les détails absents du scan n’existent plus.
Pour les petits tirages, la Bibliothèque nationale de France applique une règle plus exigeante à ses images fixes : 300 dpi pour les documents plus grands que le format A6, 600 dpi ou plus pour les originaux plus petits. Pour ses nouveaux projets, elle retient un minimum de 400 dpi. Un petit tirage, sous le format A6, gagne donc à passer à 600 ppp.
Le JPEG comprime fortement les données de l’image, et le guide d’utilisation d’Epson avertit que plus le taux de compression est élevé, plus la qualité diminue. Le même document indique que la qualité baisse à chaque enregistrement. Ouvrir un JPEG, le retoucher, l’enregistrer de nouveau, c’est donc cumuler les pertes.
Le TIFF a été conçu pour échanger des données entre plusieurs applications. Epson en recommande l’usage quand des modifications ou des retouches sont nécessaires. Il existe aussi un Multi-TIFF, qui regroupe plusieurs pages dans un seul fichier, utile pour des documents mais sans intérêt pour une photo isolée. Le PNG, de son côté, est décrit comme un format dont la qualité ne diminue pas durant le traitement.
La logique à retenir tient en deux temps : un fichier maître en TIFF, conservé tel quel, puis des copies en JPEG pour l’envoi ou la publication. Ce schéma suit celui de la BnF, qui archive ses images fixes en TIFF monopage non compressé et diffuse en PNG et en JPEG.
Oui, et les applications officielles des constructeurs de smartphones le prévoient. Sur iPhone, l’assistance Apple décrit la marche à suivre dans Notes : toucher l’icône de pièce jointe, choisir l’option de numérisation de documents, placer l’élément face à l’appareil photo, puis laisser la capture se faire automatiquement ou la déclencher à la main. Il reste à ajuster les coins du scan, confirmer et, au besoin, ajouter d’autres pages.
Depuis l’app Fichiers, le chemin diffère : bouton Plus, option pour scanner des documents, mêmes réglages des coins, puis choix de l’emplacement d’enregistrement. Ces fonctions sont décrites pour des documents, et le geste se transpose à un tirage posé à plat sur une surface unie.
Le smartphone convient à un besoin rapide. La BnF range d’ailleurs la numérisation par prise de vue, c’est-à-dire photographier le document avec un appareil numérique, parmi les méthodes adaptées aux documents de taille petite ou moyenne. Pour un fichier maître destiné à être imprimé ou agrandi, la vitre d’un scanner, avec une résolution réglée en ppp, garde l’avantage de la maîtrise des réglages.
Une poussière sur la vitre devient une tache sur chaque fichier. Le manuel d’utilisation de Canon impose d’abord de mettre l’appareil hors tension et de débrancher le cordon d’alimentation. L’essuyage se fait ensuite délicatement, avec un tissu doux, propre, sec et non pelucheux.
Les mouchoirs et les serviettes en papier sont à proscrire, car ils peuvent rayer la surface. Une vitre rayée marque durablement toutes les numérisations suivantes, ce qui rend l’économie d’un chiffon de bonne qualité très relative.
Pour un titre d’identité, le scan ne remplace pas la prise de vue. Selon service-public.gouv.fr, la photo doit être prise par un professionnel habilité ou dans une cabine agréée par le ministère de l’Intérieur, et avoir moins de 6 mois. Si elle ne respecte pas les caractéristiques demandées, elle est rejetée et le titre n’est pas délivré.
Scanner une photo d’identité reste donc utile pour archiver ou transmettre un exemplaire, jamais pour fabriquer soi-même une photo de dossier. Pour tout usage officiel, les règles de service-public.gouv.fr font foi.
Pour comprendre ce qui se passe sous la vitre, du capteur à la résolution, lisez comment fonctionne un scanner.
La BnF numérise généralement ses images fixes en couleur. Ce choix évite de perdre l’information de teinte d’un tirage ancien, que l’on peut toujours convertir en niveaux de gris ensuite, alors que l’opération inverse est impossible.
Pour l’archivage, la BnF retient le TIFF monopage non compressé. Les formats de diffusion qu’elle utilise pour ses images fixes sont le PNG et le JPEG.
Non. Le manuel d’utilisation de Canon interdit les liquides volatils, tels que les diluants, le benzène ou l’acétone, ainsi que tout détergent chimique. Le tissu doux et sec suffit.
Aucune fois sans perte : selon Epson, la qualité diminue à chaque enregistrement. Il vaut mieux retoucher la version TIFF puis exporter un JPEG neuf à la fin.
La page de service-public.gouv.fr indique 3,5 cm de largeur sur 4,5 cm de hauteur. Cette règle s’applique à la photo remise pour le titre, pas à un simple fichier scanné.